Ces derniers jours ont été très froids, les températures stagnant, voir descendant au dessous de zéro durant plusieurs semaines.
Une petite visite au rucher s'impose.
But : Vérifier que les colonies hivernent correctement et que rien ne les perturbes (branches tombées, toit envolé, vandalisme, ...)
Cela commence par un rapide coup d'oeil sur l'aspect général du rucher. Clôture en bonne état. Pas d'arbre couché.
Toutes les ruches sont là. Elles semblent en bonne état (pas d'attaque de pic). Les planches de vols sont propres : pas de déjections noirâtres (nosémose)
Passons au ruches.
Petit coup d'oeil sous la ruche, par l'arrière, pour vérifier la clarter du fond grillagé. Il est normalement chargé de quelques abeilles mortes. Si l'on ne voit pas la sortie à travers, c'est que le fond grillagé est jonché de cadavre d'abeille. La colonie à souffert.
Même s'il vaut mieux ne pas perturber les abeilles en hiver, je m'assure de la bonne santé d'une colonie en collant mon oreille sur une parois de la ruche que je veux sonder et je "toc" une seule et unique fois sur la ruche.
La réponse d'une colonie ne se fait pas attendre. Elle réagit instantanément par un court mais vigoureux bruissement. Si rien ne se passe, c'est que la colonie est en piteuse état, voire morte.
Il faut éviter d'abuser de cette méthode. Des "toc" répétitifs perturbent la grappe qui risque de se désagréger et provoquer la perte de la colonie.
Les ruches répondent prestement. La ruchette m'inquiète. Elle n'a pas réagit au "toc" et le fond grillagé est assez encombré.
Une fois le toit enlevé, je constate que les abeilles ont à peine touché au candi. La grappe n'était pas suffisamment importante pour se déplacer et aller chercher cette nourriture.L'ouverture de la ruche s'impose, même s'il fait particulièrement froid.
L'ouverture de la ruche confirme mes doutes, la colonie est morte de faim et de froid. Il n'y a plus une seule goutte de miel dans les cadres. Nombre d'abeilles sont mortes, la tête enfoncée dans les alvéoles à la recherche des dernières traces de nourriture.
Le fond est emplie de cadavre. Il n'y a pas pas longtemps que cette ruchette est morte, les abeilles sont encore en bon état et n'émanent pas d'odeur de pourriture.
C'est la consternation.
Je ferme la ruchette et l'enlève du rucher, direction l'atelier pour démontage, nettoyage et désinfection.
Conclusion : les réserves de nourriture était insuffisantes pour l'hivernage et la grappe, même si elle a pu atteindre le candi, était voué à sa perte car trop petite. Cette ruchette aurait du être, au début de l'automne, rassemblée avec un autre rucher ou gaver de sirop. Mea culpa !
Par mesure de précaution, j'enlève délicatement le toit des autres ruches. Les abeilles consomment le candi et les ruches sont lourdes de provisions. Tout va bien !Je retournerai visiter le rucher fin mi-janvier pour vérifier les réserves de nourriture.
Allons mettre à jour le registre d'élevage et préparer le nettoyage de la ruchette.
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